| Source: Premiere.fr |
T’as beau être Autobot
Un beau gosse érigé en sauveur du monde, une motarde amoureuse, un étudiant peureux, des robots revanchards sont les fils conducteurs du nouveau blockbuster outre-Atlantique qui inonde nos écrans depuis le 24 juin dernier.
Mégatron, repêché du plus profond des abysses, décide de prendre le pouvoir sur le genre humain sous le commandement d’un des derniers Primes survivants, The Fallen, avide de revanche sur les Autobots inscrits au catalogue de leurs ennemis intimes.
Pressentant la menace approcher à grands pas, Optimus Prime, leader spirituel et vénéré des gentils robots, appellera Sam Witwicky (Shia LaBeouf) fraîchement arrivé dans son campus universitaire. Secondé par sa petite amie Mikaela (Mégane Fox) et affublé d’un hacker novice un tantinet poltron, il se jettera corps et âmes dans les griffes affutées des Decepticons bien décidés à mettre fin à ce combat ancestral.
Machines roulantes et volantes vont se livrer une guerre impitoyable, une lutte sans merci à faire pâlir Wall-E ou rouiller Terminator au fond d’une casse automobile.
Michael Bay (Pearl Harbor, Massacre à la Tronçonneuse) ne peut s’empêcher de brouiller les pistes en nous étouffant d’effets spéciaux à outrance qui nous font presque oublier le flamboyant camion customisé au début du film et la force de frappe d’un Bumblebee, superbe camaro jaune, compagnon fidèle de Sam. L’envie ambitieuse de nous éblouir donne une impression de fouillis métallique, notamment lors de la scène dans le désert égyptien où les Decepticons s’unissent pour ne former qu’un robot gigantesque dont l’apparence imite celle d’une caisse à outils. Trop de robots tuent le robot! De plus, l’armée se mêle aux hostilités sachant que les soldats devraient logiquement être écrasés comme des punaises sur un poster froissé. La mayonnaise ne prend pas et le film tourne au fiasco complet.
Au final, il tente désespérément de glisser une émotion lacrymale dans un dialogue atterrant que seules les midinettes célibataires apprécieront. La belle héroïne trouvera l’ultime satisfaction dans un baiser langoureux empaqueté dans un « je t’aime » pathétique.
Quelques lourdeurs inutiles viennent se greffer à une histoire bien trop longue tutoyant l’ennui avant un dénouement évident. Fidèle client du dessin animé, je regrette amèrement la mauvaise utilisation de Megatron relégué au second plan dont les apparitions se font rares et sans grande envergure. Les amateurs de la série télévisée ne retrouveront pas les voltiges aériennes des avions de chasse ainsi que les course-poursuites des bolides aux moteurs vrombissants.
Transformers 2 déçoit par sa longueur, son remplissage accessoire malgré des effets visuels prodigieux. Une suite est envisageable mais gare au scénario! T’as beau être autobot, monde oxydé…
Hervé Gaudin.
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