| Source: zoom-cinema.fr Cache-cash party |
Luka (Bénabar), contrôleur à la RATP, n’est guère satisfait de sa condition professionnelle et rêve de mieux dans le monde de la musique qu’il a tutoyé avec son ancien groupe Orly Sud. Son quotidien ne serait pas si pénible si Francis (Franck Dubosc), un artiste raté, collant et pique-assiette, ne jouait pas le rôle du colocataire profiteur depuis dix ans. Un beau jour, en plein rangement, Luka trouve un carnet de chansons appartenant à son ancien bassiste Thomas (Jocelyn Quivrin) visiblement disparu dans les brumes de Hambourg. Soudain, c’est la révélation. Luka utilise les textes à son profit puis gravit rapidement les échelons de la notoriété avec tous les avantages en prime. Gloire et richesse deviennent les mamelles d’un destin bousculé le jour où Thomas, de passage à Paris, réapparaît par hasard sur un escalator de la Gare du Nord et envisage de passer trois jours avec lui.
C’est alors l’ascenseur pour l’incognito. Pendant trois jours, Luka essaiera de lui cacher son véritable statut de star en jouant une personne lambda. Malgré la complicité de Francis plus maladroit que serviable, les difficultés vont s’enchaîner.
Incognito se range dans la case des comédies populaires sans toutefois déclencher de grands éclats de rire. Certains bons dialogues n’effacent pas le jeu lassant de Franck Dubosc dans son costume usé de bon copain naïf, ganache et casse-pieds. Quand cessera-t-on de nous servir les mêmes plats réchauffés et sans saveur? Un vrai rôle de composition ne suffit pas et j’aimerais goûter au plaisir de le voir interpréter un vrai rôle d’acteur. Le temps de Disco et autres petites annonces est révolu; il faudra bien vous mettre au travail mon cher Dubosc, n’est-ce pas?
Mon indulgence envers Bénabar sera plus mesurée car ses débuts sont encourageants bien que sa voix monocorde ressemble à celle de ses prestations vocales. Pour ma part, il reste simplement interprète.
Enfin, la chaleur du sourire d’Anne Marivin (« Bienvenue chez les ch’tis », « Pur week-end ») et le charme séduisant de Jocelyn Quivrin (« Notre univers impitoyable », « LOL ») ajoutent à cette comédie honnête une fraîcheur pré-estivale.
Ce film m’a également permis de retrouver Gérard Loussine, le souffre-douleur de Pinot Simple flic trop rarement utilisé au cinéma et à la télévision.
Pour les inconditionnels du rire facile, je les invite à découvrir ce film qui, comme son nom l’indique, restera probablement incognito dans les annales du cinéma.
Hervé Gaudin.
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