| Source; Premiere.fr |
La Bourse ou l’envie
Julien Foucault, maître d’hôtel de la prestigieuse banque d’affaires Berthin-Schwartz, apprend son licenciement après 17 ans de bons et loyaux services. Peu motivé par la quête d'un nouvel emploi, il décide de réaliser son rêve: ouvrir un restaurant. Il propose alors à son ami Etienne, chef cuisinier dans une brasserie, de s'associer à lui. Mais en ce temps de crise financière, les banques, guère prêteuses, se révèlent plus fourmis que cigales. Par une méthode peu orthodoxe mais très efficace, Julien Foucault épie les conversations privées de son patron concernant les meilleurs placements boursiers afin de s’enrichir personnellement.
Malheureusement, ce secret sera rapidement transformé en bouche-à-oreille dans tout un quartier enthousiasmé par ce nouveau messie de la Bourse. C’est alors que les ennuis vont commencer…
Les délits d’initiés, les malversations de cours et les spéculations immobilières deviendront les fers de lance d’une comédie efficace et rafraîchissante en cette période difficile que nous traversons. Un scénario très bien ficelé, des dialogues soigneusement écrits et des acteurs plus que convaincants entraînent le spectateur dans une pirouette désopilante. Nous ne pouvons éviter le charme irrésistible de Barbara Shulz ainsi que le cynisme redoutable de Philippe Magnan en PDG débordant d’antipathie. Sans oublier le duo Lanvin-Darroussin qui nous permet de croire en ce nouveau dicton: bien mal acquis profite souvent.
Au générique de fin, une réflexion s’impose: la réalité est-elle pire que la fiction décrite en 1h38 minutes? Je pense que oui. A vous d’en juger.
Hervé Gaudin.
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