mercredi 23 janvier 2013

LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE


Source: fan-de-cinema.com
Tombés dans le panneau!


Sous l’œil expert du maître du genre, Wes Craven produit en 2009  le remake de son propre film « la dernière maison sur la gauche » sorti pour la première fois en 1972. La nouvelle affiche très sombre de ce long métrage réalisé par Dennis Iliadis donne l’eau à la bouche. Lointaine cousine d’Amityville, cette maison de vacances située au bord d’un lac n’en demeure pas moins le lieu d’une vengeance implacable; en l’occurrence celle d’un couple qui a recueilli, en toute ignorance, les tortionnaires de leur propre fille chérie. Enlevée par une bande de criminels dotés d’un sens aigu de la perversité et du sadisme sexuel, la jeune Mari Collinwood réussira, saine et sauve, à retrouver ses parents par un miracle que seuls les dieux du frisson connaissent. Découvrant l’horreur de la vérité, l’hospitalité va tourner au vinaigre. Les bourreaux connaîtront les joies de la danse des couteaux aiguisés, du tisonnier agité et autres ustensiles métalliques. Un vieux diction s’y colle parfaitement: parents énervés, hémoglobine assurée!
Comme la plupart des thrillers actuels, je regrette certaines scènes trop rapides ou des mouvements de caméra trop brusques. On ne laisse pas le spectateur jouir d’une ambiance trop vite balayée. L’intrigue perd alors de sa valeur et commence à s’étioler dans la deuxième partie du film. Quelques invraisemblances qui hérissent mon duvet juvénile mènent à une fin tout aussi absurde qu’expéditive. Dites-moi comment peut-on faire fonctionner un micro-ondes en laissant la porte ouverte? J’ai d’autant plus de regrets que l’excellent Garret Dillahunt (« Deadwood », « L’assassinat de Jessie James par le lâche Robert Ford » ou « No country for old men ») en chef de bande abject méritait une mort beaucoup plus subtile et atroce.
La fin ne justifie pas toujours les moyens et suffit à gâcher un film, qui, jusque là tenait encore la route. Une petite route où figure un panneau éloquent dont il fallait se méfier de l’inscription: Lake ends in the road (le lac prend fin ici).
A bon trucideur, salut!

Hervé Gaudin. 

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