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mercredi 23 janvier 2013

VERY BAD TRIP

Source; allocine.fr

RECHERCHE DOUG DESESPEREMENT

Phil, Stu et Alan, copains d’infortune, devront creuser au plus profond de leurs souvenirs égarés pour retrouver leur ami Doug, futur jeune marié mystérieusement disparu après une soirée trop bien arrosée pendant l’enterrement de sa vie de garçon.
Depuis le toit du Caesar Palace Hotel, ils découvriront un visage peu réjouissant de Las Vegas, ville de tous les pêchés et berceau éclairé de nombreuses situations inattendues.

Sous la houlette de Todd Philipps, cette comédie estivale est une bouffée d’air fraîche mêlant la folie des personnages et des situations politiquement incorrectes qui nous font oublier la rigidité permanente de la société américaine. Une mention spéciale pour Zach Galifianakis en beau-frère déjanté, naïf et de surcroît obsédé sexuel qui rythme l’intrigue par des dialogues explosifs. Dans ce casting disparate très bien choisi, nous retrouvons Bradley Cooper (Alias, Yes man) en playboy roublard, Ed Helms (The Office, Appelez-moi Dave) en dentiste vampirisé par sa concubine autoritaire et enfin, Justin Bartha (Benjamin Gates), le fameux époux porté disparu. La courte apparition d’Heather Graham (Twin Peaks, Boogie Nights, From Hell) apporte une touche abile de tendresse et de légèreté au milieu de ce trio loufoque dévergondé.
Dans la mouvance des films pour adolescents délurés tels qu’American Pie, Sexy Academy ou plus consistants comme "40 ans toujours puceau" avec l’ineffable Steve Carrell, VERY BAD TRIP (The Hangover dans sa version originale) vous entraînera dans les sphères virevoltantes d’un humour savoureux et peu recommandable aux amateurs de finesse intellectuelle. Cette virée démente vous enivre comme un verre glacé de Chivas et vous étourdit comme la roulette métallique du Bellagio.
Nous pouvons d’ores et déjà nous réjouir de quelques scènes déjà cultes comme les gestes masturbatoires d’un nouveau-né au petit déjeuner ou la séquence légendaire de la partie de blackjack dans Rain Man revisitée pour notre plus grand plaisir.
Sans aucune retenue, venez partager leur gueule de bois collective qui ne vous laissera pas de marbre car ces joyeux drilles sont réunis à l’écran pour le meilleur et pour le rire. Alors, amateurs du genre, faites vos jeux!

Hervé Gaudin.

INCOGNITO

Source: zoom-cinema.fr

Cache-cash party
Luka (Bénabar), contrôleur à la RATP, n’est guère satisfait de sa condition professionnelle et rêve de mieux dans le monde de la musique qu’il a tutoyé avec son ancien groupe Orly Sud. Son quotidien ne serait pas si pénible si Francis (Franck Dubosc), un artiste raté, collant et pique-assiette, ne jouait pas le rôle du colocataire profiteur depuis dix ans. Un beau jour, en plein rangement, Luka trouve un carnet de chansons  appartenant à son ancien bassiste Thomas (Jocelyn Quivrin) visiblement disparu dans les brumes de Hambourg. Soudain, c’est la révélation. Luka utilise les textes à son profit puis gravit rapidement les échelons de la notoriété avec tous les avantages en prime. Gloire et richesse deviennent les mamelles d’un destin bousculé le jour où Thomas, de passage à Paris, réapparaît par hasard sur un escalator de la Gare du Nord et envisage de passer trois jours avec lui.
C’est alors l’ascenseur pour l’incognito. Pendant trois jours, Luka essaiera de lui cacher son véritable statut de star en jouant une personne lambda. Malgré la complicité de Francis plus maladroit que serviable, les difficultés vont s’enchaîner.
Incognito se range dans la case des comédies populaires sans toutefois déclencher de grands éclats de rire. Certains bons dialogues n’effacent pas le jeu lassant de Franck Dubosc dans son costume usé de bon copain naïf, ganache et casse-pieds. Quand cessera-t-on de nous servir les mêmes plats réchauffés et sans saveur? Un vrai rôle de composition ne suffit pas et j’aimerais goûter au plaisir de le voir interpréter un vrai rôle d’acteur. Le temps de Disco et autres petites annonces est révolu; il faudra bien vous mettre au travail mon cher Dubosc, n’est-ce pas?
Mon indulgence envers Bénabar sera plus mesurée car ses débuts sont encourageants bien que sa voix monocorde ressemble à celle de ses prestations vocales. Pour ma part, il reste simplement interprète.
Enfin, la chaleur du sourire d’Anne Marivin (« Bienvenue chez les ch’tis », « Pur week-end »)  et le charme séduisant de Jocelyn Quivrin (« Notre univers impitoyable », « LOL ») ajoutent à cette comédie honnête une fraîcheur pré-estivale.
Ce film m’a également permis de retrouver Gérard Loussine, le souffre-douleur de Pinot Simple flic trop rarement utilisé au cinéma et à la télévision.
Pour les inconditionnels du rire facile, je les invite à découvrir ce film qui, comme son nom l’indique, restera probablement incognito dans les annales du cinéma.

Hervé Gaudin.