mercredi 23 janvier 2013

MONSTRES CONTRE ALIENS


source: zoom-cinema.fr

Code Quantonium


Après Monstres et Cie des studios Pixar, Dreamworks se frotte aux bébêtes gluantes et poilues dans son nouveau film d’animation.
Dans la petite ville américaine de Modesto, la chute d’une météorite change l’apparence de Susan en lui donnant une taille gigantesque le jour de son mariage avec l’égoïste Derek. Comme un malheur n’arrive jamais seul, un vilain extra-terrestre dont l’infâme projet est de détruire notre belle planète, convoite le Quantonium, principale source d’énergie qui a causé cette métamorphose soudaine. Vous vous doutez bien que l’armée va s’en mêler. Patriote jusqu’au bout des ongles, le Général Putsch (appelé Warmonger dans la version originale) enlève la jeune femme renommée Génormica et l’associe à des monstres gentils au cœur d’une alliance secrète. Leur périlleuse mission débutera afin de stopper cette invasion et préserver le sort de l’humanité.
Grand amateur du genre, je me suis personnellement délecté du mélange d’actions et d’humour ridiculisant le président des Etats-Unis tout au long de l’histoire. Quelques clins d’œil à Mars Attack de Tim Burton et Men in Black de Barry Sonnenfeld sont facilement identifiables.
Je ne peux m’empêcher de vanter la qualité d’une animation 3D qui apporte aux images une véritable touche d’authenticité et de proximité. Je cite en exemple la destruction du Golden Gate de San Francisco qui est un bijou sur le plan graphique.

En attendant une suite probable, je vous invite à faire la connaissance d’un quatuor irrésistible:
- Un savant fou à la tête de cafard malin et inventif.
- Une sorte d’homme-poisson musclé qui m’a fait penser à l’étrange créature du lac noir de 1954.
- Une masse gélatineuse sensible, délicieusement drôle et agile comme flubber.
-Un insecte géant au pelage doux et au regard tendre.


Monstres contre Aliens est un vrai divertissement familial que je conseille au plus grand nombre toutes générations confondues.

Hervé Gaudin.

samedi 19 janvier 2013

HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT


Source: cinemotions.com

Du Poudlard ou du cochon?
Le temps d'un court visionnage et d'une rapide lassitude, ce voyage néo-gothique dans les ténèbres de la magie ne m'inspire qu'une forte désolation Monsieur Potter. Vos reliques de la mort ne ressemblent qu'à de pauvres oripeaux gisant au sol du cinéma à l'heure où le téléchargement maudit par certains et glorifié par d'autres, devrait être un hymne à l'obligation. En résumé: quelle grosse daube!
En tous genres, un long-métrage tient la route à partir du moment où l’on comprend son intrigue originelle sans en connaître le synopsis. Pour être honnête, je n’ai rien compris dès le début.
Harry Potter et ses reliques morbides ne sont qu’un panaché sans saveur et une succession de termes grotesques qui m’ont laissé pantois. A part le fait que le méchant Voldemort souhaite occire ce gentil magicien prépubert associé à deux acolytes entièrement soumis à son aura légendaire, je n’y vois aucune approche scénaristique intéressante. Bref,  je n’ai éprouvé nul attachement à ces personnages aussi glacés que les fleuves lapons à cette époque de l’année. J’ai seulement trouvé un rouquin trouillard qui essaie de s’assumer tout au long du film en poussant de grosses colères grâce à un pendentif agressif. Puis, une jolie belette, fine, téméraire et plus douée que ses copains de chambrée n’a qu’une seule et réelle envie; celle d'arracher le pucelage du héros peu majestueux aux gestes occultes. La scène de la danse endolorie par le génie musical de Nick Cave et ses mauvaises graines, reste une préliminaire inutile à l’acte sexuel qui n’arrivera jamais. A mon grand désarroi. Chez Harry Potter, l’esprit de sa baguette semble plus puissant que l’envie de sa braguette. Les mouvements féministes le remercient de sa bienséance nocturne mais ne nourrissent pas son homme. Pourrait-on me permettre de porter cette réflexion approfondie: Harry Potter serait-il asexué?
Pour conclure, mes paupières trop longtemps attirées par les abysses du sommeil profond ont eu raison de mon ennui. Mes ronflements ont enterré définitivement l’indifférence que j’ai portée à ce pseudo-film. L’appel du canapé dicte sa loi quoiqu’il arrive.
Je pense sincèrement qu'il faut arrêter d'adapter des romans au cinéma pour nous sortir de telles abominations visuelles. JK Rowling aurait vraisemblablement supervisé l'adaptation. Supervisé quoi? Des effets numériques dignes d'un bon jeu vidéo et de mauvais acteurs? L’honneur n’est pas sauf bien au contraire. Harry Potter nous entraine dans un monde sans fond et sans forme. Je regrette ce temps ancien où la vraie magie s’opérait autour des tables immenses et des souterrains obscurs du château de Poudlard.
Mais oui, mais oui, pour Harry, l’école est bien finie.

Hervé Gaudin.

vendredi 18 janvier 2013

MOTEUR !

De l'enfant curieux que j'étais à l'homme étonné que je suis devenu, le cinéma m'a toujours accompagné.
Je dépose les clés de mon univers où le meilleur vient tutoyer le pire sans vous embobiner. Mon cinéma se résume en un écrin géant où sont rangés mes souvenirs, mes coups de gueule et mes coups de coeur. Allumez les projecteurs, installez vous confortablement. La lumière faiblit et le silence demeure...

Allez, MOTEUR! 

Hervé Gaudin.